Mélanie Jean

Mélanie Jean

I am an assistant professor in the department of biology at Université de Moncton in New Brunswick (Canada) since 2021. The research conducted in my lab focuses on the ecology of bryophytes and understory plants in the boreal forest, from its southern edge with the temperate forest to its northern edge. We study plant community dynamics, plant-plant, plant-soil and plant-microbiota interactions, nitrogen fixation and functional traits. I am also a contributor to the Canadian bryomonitoring initiative (https://bryomonitoring.ca/).

I grew up in Laval, a suburb of Montreal (Quebec, Canada). I have always been interested in nature and loved going out camping and hiking, a passion that came from my plant biologist and meteorologist parents. However, I initially had no interest at all in bryophytes… To me they seemed like difficult uninteresting small green things – how wrong was I! I completed my BSc in biology at Université de Montréal. My first biology job was in peatland ecology in southern Quebec. I was a bit discouraged by the challenges of Sphagnum identification and preferred focusing on vascular plants. I spent a semester at Université de la Réunion in the Indian Ocean, being amazed by the diversity of tropical areas. While I was sampling ferns with a visiting scientist, we met a team of bryologists who managed to pique my curiosity. When I came back from La Réunion, I flew directly to the subarctic to work as a field assistant in a remote field camp along the Boniface River in northern Quebec and fell in love with the North. This experience motivated me to pursue a MSc at Université Laval in Quebec City, during which I worked on vegetation-permafrost interactions. It is while working on my MSc that I (finally!) started to realize the importance of bryophytes, both in terms of biodiversity and ecosystem functions.

It is during my PhD at the University of Saskatchewan that I fell in love with bryophytes. I was investigating how climate change and changes in the fire regimes in Alaskan forests may affect bryophyte succession and ecosystem function in terms of carbon and nitrogen cycling. I was also introduced to the concept of bryosphere, i.e. the entire hidden macro- and microscopic world that lives within the bryophyte canopy. Terry McIntosh taught me the basics of bryophyte identification. The closer I looked; the more wonderful bryophytes became! I then kept working on bryophytes through my postdoctoral fellowships, studying how forest-moss-microbiome interactions shape moss-associated nitrogen fixation, an important N source in boreal forests, and using bryomonitoring to assess the spatial footprint of boreal mines with Nicole Fenton at Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. I still find bryophyte identification to be challenging, but it is a challenge that I now gladly undertake, and which makes me learn constantly! With the help of the late Jean Faubert and the Société Québécoise de bryologie, we even rediscovered a species of hornwort that had not been observed in Quebec for >50 years!

I am now dedicating a large portion of my research to this group of plants and share my passion for bryophytes and their beauty to as many people as possible!

Bryophyte-related publications:

  1. Jean M, Fenton NJ, Bergeron Y, Nilsson MC. 2021. Sphagnum and feather moss associated N2 fixation along a 724-year chronosequence in eastern boreal Canada. Plant Ecology. 222(9): 1007-1022. https://doi.org/10.1007/s11258-021-01157-x
  2. Stuart JEM, Holland-Moritz H, Jean M, Miller SN, Ponciano JM, McDaniel SF, Mack MC. 2021. The relationship of C and N stable isotopes to high latitude moss-associated N2-fixation. Oecologia. 197: 283-295. https://doi.org/10.1007/s00442-021-05005-7
  3. Jean M, Holland-Moritz H, Melvin A, Johnstone J, Mack M. 2020. Experimental assessment of tree canopy and leaf litter controls on the microbiome and nitrogen fixation rates of two boreal mosses. New Phytologist. 227: 1335–1349. https://doi.org/10.1111/nph.16611
  4. Stuart J, Holland-Moritz H, Lewis L, Jean M, Miller S, McDaniel S, Fierer N, Ponciano J, Mack M. 2020. Host identity as a driver of moss-associated N2-fixation rates in Alaska. Ecosystems. 24: 530–547. https://doi.org/10.1007/s10021-020-00534-3
  5. Jean M, Melvin A, Mack M, Johnstone J. 2020. Broadleaf litter controls feather moss growth in black spruce and birch forests of interior Alaska. Ecosystems. 23(1): 18-33. https://doi.org/10.1007/s10021-019-00384-8
  6. Jean M, Lafleur B, Fenton N, Paré D, Bergeron Y. 2019. Influence of fire and harvest severity on understory plant communities. Forest Ecology and Management. 436: 88-104. https://doi.org/10.1016/j.foreco.2019.01.004
  7. Jean M, Mack M, Johnstone J. 2018. Spatial and temporal variation in moss-associated dinitrogen fixation in coniferous and deciduous dominated Alaskan boreal forests. Plant Ecology. 219(7): 837-851. https://doi.org/10.1007/s11258-018-0838-y
  8. Jean M, Faubert J. 2018. Redécouverte de l’Anthoceros agrestis Paton au Québec, Canada. Carnets de Bryologie. 22: 1-4. http://www.societequebecoisedebryologie.org/lescarnets.html
  9. Jean M, Alexander H, Mack M, Johnstone J. 2017. Patterns of bryophyte succession in a 160-year chronosequence in deciduous and coniferous forests of boreal Alaska. Canadian Journal of Forest Research (CJFR). 47(8): 1021-1032. https://doi.org/10.1139/cjfr-2017-0013

Biographie Mélanie Jean

Je suis professeure adjointe au département de biologie de l’Université de Moncton au Nouveau Brunswick (Canada) depuis 2021. Les recherches menées dans mon laboratoire portent sur l’écologie des bryophytes et des plantes de sous-bois dans la forêt boréale, de sa limite sud avec la forêt tempérée à sa limite nord. Nous étudions la dynamique des communautés végétales, les interactions plantes-plantes, plantes-sol et plantes-microbiote, la fixation de l’azote et les traits fonctionnels. Je contribue également à l’initiative canadienne de bryosurveillance (https://bryomonitoring.ca/).  

J’ai grandi à Laval, en banlieue de Montréal (Québec, Canada). J’ai toujours été intéressée par la nature et j’adorais faire du camping et des randonnées, une passion qui me vient de mes parents (biologiste végétale et météorologue). Cependant, au départ, je n’étais pas du tout intéressée par les bryophytes… Elles me semblaient être de petites choses vertes difficiles et inintéressantes – comme j’avais tort ! J’ai fait mon baccalauréat en biologie à l’Université de Montréal. Mon premier emploi en biologie était en écologie des tourbières dans le sud du Québec. J’ai été un peu découragée par les difficultés d’identification des sphaignes et j’ai préféré me concentrer sur les plantes vasculaires. J’ai passé un semestre à l’Université de la Réunion, dans l’océan Indien, et j’ai été émerveillée par la diversité des zones tropicales. Alors que j’échantillonnais des fougères avec un scientifique en visite, nous avons rencontré une équipe de bryologues qui ont su piquer ma curiosité. À mon retour de La Réunion, j’ai pris un vol direct vers le subarctique pour travailler comme assistante de terrain dans un camp éloigné dans le nord du Québec, et je me suis découvert une passion pour le Nord. Cette expérience m’a motivée à poursuivre une MSc à l’Université Laval à Québec, au cours de laquelle j’ai travaillé sur les interactions végétation-pergélisol. C’est en travaillant sur ma MSc que j’ai (enfin !) commencé à réaliser l’importance des bryophytes, tant en termes de biodiversité que de fonctions écosystémiques.

C’est au cours de mon doctorat à l’Université de la Saskatchewan que ma passion pour les bryophytes est née. J’étudiais comment le changement climatique et les modifications des régimes de feux dans les forêts de l’Alaska affectent la succession des bryophytes et leurs fonctions dans la forêt boréale dans les cycles du carbone et de l’azote. J’ai découvert le concept de bryosphère, c’est-à-dire l’ensemble du monde caché, macro et microscopique, qui vit dans la canopée des bryophytes. Terry McIntosh m’a appris les bases de l’identification des bryophytes. Plus je regardais de près, plus les bryophytes devenaient merveilleuses ! J’ai ensuite continué à travailler sur les bryophytes dans le cadre de mes stages postdoctoraux, en étudiant comment les interactions forêt-mousse-microbiome façonnent la fixation de l’azote par les mousses, une importante source de N dans les forêts boréales, et en utilisant la bryosurveillance pour évaluer l’empreinte spatiale des mines boréales avec Nicole Fenton à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. L’identification des bryophytes reste un défi pour moi, mais c’est un défi que je relève désormais avec plaisir, et qui me permet d’apprendre sans cesse ! Avec l’aide du regretté Jean Faubert et de la Société Québécoise de bryologie, nous avons redécouvert une espèce d’anthocérote qui n’avait pas été observée au Québec depuis >50 ans !

Je consacre maintenant une grande partie de mes recherches à ce groupe de plantes et je souhaite partager ma passion pour les bryophytes et leur beauté avec le plus grand nombre de personnes possible !